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‘Quem diz tolices sobre black bloc nunca esteve perto de um’

17 agosto, 2021



Para Murilo Corrêa, do Departamento de Direito de Estado da universidade paranaense, diferente do que circunda a opinião pública, os black blocs são táticas não-violentas, já que não praticam, e nem preconizam, qualquer violência contra pessoas e se trata de uma ação defensiva

 
 

Desde 2013 o termo black bloc vem sendo usado com para qualificar atos em manifestações de rua. O emprego da expressão black bloc que circula na mídia povoou as redes sociais e gerou debates sobre a necessidade tática de se compor ou não black blocs nos recentes atos contra Jair Bolsonaro (sem partido). Nas manifestações do dia 3 de Julho, chegou a se levantar a possibilidade de que agentes policiais infiltrados, comumente chamados de P2, estariam incitando os manifestantes a danificar patrimônio privado. Do outro lado do debate há aqueles que defendem a tática como legítima, mas mesmo dentre esses existem os que preferem a derrubada de estátuas ao invés das vidraças de bancos e concessionárias de carro.

Além das redes sociais e dos programas televisivos, não é incomum que expressão seja usada dentro da esfera jurídica, como no caso do promotor de justiça Sérgio de Assis, que apoiou a conversão da prisão preventiva de Matheus Machado Xavier, no dia 3 de julho, fazendo uso do termo para afirmar que “filmagens referidas pela autoridade policial e os depoimentos dos agentes de segurança informam atuação de grupo denominado Black Bloc, notoriamente envolvido com a prática de crimes graves em meio a manifestações de cidadãos ordeiros e pacíficos”. No entanto, essa tática que é tantas vezes criminalizada e outras celebrada, carece de uma melhor compreensão. Para aprofundar nessa questão, entrevistei Murilo Duarte da Costa Corrêa, professor adjunto do Departamento de Direito de Estado na Universidade Estadual de Ponta Grossa (UEPG) e autor do livro Filosofia Black Bloc (2020, Circuito / Hedra).

Em seu livro, Murilo aborda o black bloc como “uma política que precede o ser e uma ética de composição e de encontro dos corpos”, num sentido oposto ao que se propaga no debate público. Apesar de desfazer esse e outros preconceitos despejados sobre os black blocs, ele não se basta nisso: o livro é mais uma proposição do que uma reflexão sobre a tática que aqui é compreendida como um processo reflexivo em si.

Black bloc como uma filosofia se antepõe aos falsos testemunhos sobre a incapacidade dos adeptos ao diálogo, e entrega outras questões: “Quem é capaz do diálogo? O Estado? Os congressistas, para além dos seus interesses, ou dos interesses daqueles a quem realmente representam? As polícias são capazes do diálogo? E os militares? E o mercado financeiro, os faria limers, são eles capazes do diálogo – ou entendem apenas a sua única e própria linguagem?”

Assim, Murilo nos convida a pensar não sobre os black blocs, mas junto deles.

 

Ponte – De 2013 para cá as táticas black bloc (BB) seguem sendo incorporadas em manifestações de rua no Brasil. Contudo, existe muita confusão sobre o que é black bloc, alguns trazem como sinônimo de ação direta, outros interpretam como um movimento, muitos reproduzem black bloc como tática, mas ainda pouco se explica sobre black bloc. Como você lê o BB?

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Jacques Rancière: "Les idéaux républicains sont devenus des armes de discrimination et de mépris"

06 abril, 2015

 


Jacques Rancière (Emmanuel Polanco/Colagene)
L’OBS: Il y a trois mois, la France défilait au nom de la liberté d’expression et du vivre-ensemble. Les dernières élections départementales ont été marquées par une nouvelle poussée du Front national. Comment analysez-vous la succession rapide de ces deux événements, qui paraissent contradictoires?
Jacques Rancière : Il n’est pas sûr qu’il y ait contradiction. Tout le monde, bien sûr, est d’accord pour condamner les attentats de janvier et se féliciter de la réaction populaire qui a suivi. Mais l’unanimité demandée autour de la «liberté d’expression» a entretenu une confusion. En effet, la liberté d’expression est un principe qui régit les rapports entre les individus et l’Etat en interdisant à ce dernier d’empêcher l’expression des opinions qui lui sont contraires.
Or, ce qui a été bafoué le 7 janvier à «Charlie», c’est un tout autre principe: le principe qu’on ne tire pas sur quelqu’un parce qu’on n’aime pas ce qu’il dit, le principe qui règle la manière dont individus et groupes vivent ensemble et apprennent à se respecter mutuellement.
Mais on ne s’est pas intéressé à cette dimension et on a choisi de se polariser sur le principe de la liberté d’expression. Ce faisant, on a ajouté un nouveau chapitre à la campagne qui, depuis des années, utilise les grandes valeurs universelles pour mieux disqualifier une partie de la population, en opposant les «bons Français», partisans de la République, de la laïcité ou de la liberté d’expression, aux immigrés, forcément communautaristes, islamistes, intolérants, sexistes et arriérés.
On invoque souvent l’universalisme comme principe de vie en commun. Mais justement l’universalisme a été confisqué et manipulé. Transformé en signe distinctif d’un groupe, il sert à mettre en accusation une communauté précise, notamment à travers les campagnes frénétiques contre le voile. C’est ce dévoiement que le 11 janvier n’a pas pu mettre à distance. Les défilés ont réuni sans distinction ceux qui défendaient les principes d’une vie en commun et ceux qui exprimaient leurs sentiments xénophobes.
Voulez-vous dire que ceux qui défendent le modèle républicain laïque contribuent, malgré eux, à dégager le terrain au Front national?
On nous dit que le Front national s’est «dédiabolisé». Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’il a mis de côté les gens trop ouvertement racistes ? Oui. Mais surtout que la différence même entre les idées du FN et les idées considérées comme respectables et appartenant à l’héritage républicain s’est évaporée.
Depuis une vingtaine d’années, c’est de certains intellectuels, de la gauche dite «républicaine», que sont venus les arguments au service de la xénophobie ou du racisme. Le Front national n’a plus besoin de dire que les immigrés nous volent notre travail ou que ce sont des petits voyous. Il lui suffit de proclamer qu’ils ne sont pas laïques, qu’ils ne partagent pas nos valeurs, qu’ils sont communautaristes…
Les grandes valeurs universalistes – laïcité, règles communes pour tout le monde, égalité homme-femme – sont devenues l’instrument d’une distinction entre «nous», qui adhérons à ces valeurs, et «eux», qui n’y adhèrent pas. Le FN peut économiser ses arguments xénophobes: ils lui sont fournis par les «républicains» sous les apparences les plus honorables.
Si l’on vous suit, c’est le sens même de la laïcité qui aurait été perverti. Qu’est-ce que la laïcité représente pour vous?
Au XIXe, la laïcité a été pour les républicains l’outil politique permettant de libérer l’école de l’emprise que l’Eglise catholique faisait peser sur elle, en particulier depuis la loi Falloux, adoptée en 1850.
La notion de laïcité désigne ainsi l’ensemble des mesures spécifiques prises pour détruire cette emprise. Or, à partir des années 1980, on a choisi d’en faire un grand principe universel. La laïcité avait été conçue pour régler les relations de l’Etat avec l’Eglise catholique. La grande manipulation a été de la transformer en une règle à laquelle tous les particuliers doivent obéir. Ce n’est plus à l’Etat d’être laïque, c’est aux individus.
Et comment va-t-on repérer qu’une personne déroge au principe de laïcité ? A ce qu’elle porte sur la tête… Quand j’étais enfant, le jour des communions solennelles, nous allions à l’école retrouver nos copains qui n’étaient pas catholiques, en portant nos brassards de communiants et en leur distribuant des images. Personne ne pensait que cela mettait en danger la laïcité. L’enjeu de la laïcité, alors, c’était le financement: à école publique, fonds publics ; à école privée, fonds privés.
Cette laïcité centrée sur les rapports entre école publique et école privée a été enterrée au profit d’une laïcité qui prétend régenter le comportement des individus et qui est utilisée pour stigmatiser une partie de la population à travers l’apparence physique de ses membres. Certains ont poussé le délire jusqu’à réclamer une loi interdisant le port du voile en présence d’un enfant.
Mais d’où viendrait cette volonté de stigmatiser ?
Il y a des causes diverses, certaines liées à la question palestinienne et aux formes d’intolérance réciproque qu’elle nourrit ici. Mais il y a aussi le «grand ressentiment de gauche», né des grands espoirs des années 1960-1970 puis de la liquidation de ces espoirs par le parti dit «socialiste» lorsqu’il est arrivé au pouvoir.
Tous les idéaux républicains, socialistes, révolutionnaires, progressistes ont été retournés contre eux-mêmes. Ils sont devenus le contraire de ce qu’ils étaient censés être: non plus des armes de combat pour l’égalité, mais des armes de discrimination, de méfiance et de mépris à l’égard d’un peuple posé comme abruti ou arriéré. Faute de pouvoir combattre l’accroissement des inégalités, on les légitime en disqualifiant ceux qui en subissent les effets.
Pensons à la façon dont la critique marxiste a été retournée pour alimenter une dénonciation de l’individu démocratique et du consommateur despotique – une dénonciation qui vise ceux qui ont le moins à consommer… Le retournement de l’universalisme républicain en une pensée réactionnaire, stigmatisant les plus pauvres, relève de la même logique.
N’est-il pas légitime de combattre le port du voile, dans lequel il n’est pas évident de voir un geste d’émancipation féminine ?
La question est de savoir si l’école publique a pour mission d’émanciper les femmes. Dans ce cas, ne devrait-elle pas également émanciper les travailleurs et tous les dominés de la société française ? Il existe toutes sortes de sujétions – sociale, sexuelle, raciale. Le principe d’une idéologie réactive, c’est de cibler une forme particulière de soumission pour mieux confirmer les autres.
Les mêmes qui dénonçaient le féminisme comme «communautaire» se sont ensuite découverts féministes pour justifier les lois anti-voile. Le statut des femmes dans le monde musulman est sûrement problématique, mais c’est d’abord aux intéressées de dégager ce qui est pour elles oppressif. Et, en général, c’est aux gens qui subissent l’oppression de lutter contre la soumission. On ne libère pas les gens par substitution.
Revenons au Front national. Vous avez souvent critiqué l’idée que le «peuple» serait raciste par nature. Pour vous, les immigrés sont moins victimes d’un racisme «d’en bas» que d’un racisme «d’en haut»: les contrôles au faciès de la police, la relégation dans des quartiers périphériques, la difficulté à trouver un logement ou un emploi lorsqu’on porte un nom d’origine étrangère. Mais, quand 25% des électeurs donnent leur suffrage à un parti qui veut geler la construction des mosquées, n’est-ce pas le signe que, malgré tout, des pulsions xénophobes travaillent la population française ?
D’abord, ces poussées xénophobes dépassent largement l’électorat de l’extrême droite. Où est la différence entre un maire FN qui débaptise la rue du 19-Mars-1962 [Robert Ménard, à Béziers, NDLR], des élus UMP qui demandent qu’on enseigne les aspects positifs de la colonisation, Nicolas Sarkozy qui s’oppose aux menus sans porc dans les cantines scolaires ou des intellectuels dits «républicains» qui veulent exclure les jeunes filles voilées de l’université ?
Par ailleurs, il est trop simple de réduire le vote FN à l’expression d’idées racistes ou xénophobes. Avant d’être un moyen d’expression de sentiments populaires, le Front national est un effet structurel de la vie politique française telle qu’elle a été organisée par la constitution de la Ve République. En permettant à une petite minorité de gouverner au nom de la population, ce régime ouvre mécaniquement un espace au groupe politique capable de déclarer: «Nous, nous sommes en dehors de ce jeu-là.»
Le Front national s’est installé à cette place après la décomposition du communisme et du gauchisme. Quant aux «sentiments profonds» des masses, qui les mesure ? Je note seulement qu’il n’y a pas en France l’équivalent de Pegida, le mouvement allemand xénophobe. Et je ne crois pas au rapprochement, souvent fait, avec les années 1930. Je ne vois rien de comparable dans la France actuelle aux grandes milices d’extrême droite de l’entre-deux-guerres.
A vous écouter, il n’y aurait nul besoin de lutter contre le Front national…
Il faut lutter contre le système qui produit le Front national et donc aussi contre la tactique qui utilise la dénonciation du FN pour masquer la droitisation galopante des élites gouvernementales et de la classe intellectuelle.
L’hypothèse de son arrivée au pouvoir ne vous inquiète-t-elle pas?
Dès lors que j’analyse le Front national comme le fruit du déséquilibre propre de notre logique institutionnelle, mon hypothèse est plutôt celle d’une intégration au sein du système. Il existe déjà beaucoup de similitudes entre le FN et les forces présentes dans le système.
Si le FN venait au pouvoir, cela aurait des effets très concrets pour les plus faibles de la société française, c’est-à-dire les immigrés…
Oui, probablement. Mais je vois mal le FN organiser de grands départs massifs, de centaines de milliers ou de millions de personnes, pour les renvoyer «chez elles». Le Front national, ce n’est pas les petits Blancs contre les immigrés. Son électorat s’étend dans tous les secteurs de la société, y compris chez les immigrés. Alors, bien sûr, il pourrait y avoir des actions symboliques, mais je ne crois pas qu’un gouvernement UMP-FN serait très différent d’un gouvernement UMP.
A l’approche du premier tour, Manuel Valls a reproché aux intellectuels français leur «endormissement»: «Où sont les intellectuels, où sont les grandes consciences de ce pays, les hommes et les femmes de culture qui doivent, eux aussi, monter au créneau, où est la gauche?», a-t-il lancé. Vous êtes-vous senti concerné ?
«Où est la gauche ?», demandent les socialistes. La réponse est simple: elle est là où ils l’ont conduite, c’est-à-dire au néant. Le rôle historique du Parti socialiste a été de tuer la gauche. Mission accomplie. Manuel Valls se demande ce que font les intellectuels… Franchement, je ne vois pas très bien ce que des gens comme lui peuvent avoir à leur reprocher. On dénonce leur silence, mais la vérité, c’est que, depuis des décennies, certains intellectuels ont énormément parlé. Ils ont été starisés, sacralisés. Ils ont largement contribué aux campagnes haineuses sur le voile et la laïcité. Ils n’ont été que trop bavards.
J’ajouterai que faire appel aux intellectuels, c’est faire appel à des gens assez crétins pour jouer le rôle de porte-parole de l’intelligence. Car on ne peut accepter un tel rôle, bien sûr, qu’en s’opposant à un peuple présenté comme composé d’abrutis et d’arriérés. Ce qui revient à perpétuer l’opposition entre ceux «qui savent» et ceux «qui ne savent pas», qu’il faudrait précisément briser si l’on veut lutter contre la société du mépris dont le Front national n’est qu’une expression particulière.
Il existe pourtant des intellectuels – dont vous-même – qui combattent cette droitisation de la pensée française. Vous ne croyez pas à la force de la parole de l’intellectuel ?
Il ne faut pas attendre de quelques individualités qu’elles débloquent la situation. Le déblocage ne pourra venir que de mouvements démocratiques de masse, qui ne soient pas légitimés par la possession d’un privilège intellectuel.
Dans votre travail philosophique, vous montrez que, depuis Platon, la pensée politique occidentale a tendance à séparer les individus «qui savent» et ceux «qui ne savent pas». D’un côté, il y aurait la classe éduquée, raisonnable, compétente et qui a pour vocation de gouverner ; de l’autre, la classe populaire, ignorante, victime de ses pulsions, dont le destin est d’être gouvernée. Est-ce que cette grille d’analyse s’applique à la situation actuelle ?
Longtemps, les gouvernants ont justifié leur pouvoir en se parant de vertus réputées propres à la classe éclairée, comme la prudence, la modération, la sagesse… Les gouvernements actuels se prévalent d’une science, l’économie, dont ils ne feraient qu’appliquer des lois déclarées objectives et inéluctables – lois qui sont miraculeusement en accord avec les intérêts des classes dominantes.
Or on a vu les désastres économiques et le chaos géopolitique produits depuis quarante ans par les détenteurs de la vieille sagesse des gouvernants et de la nouvelle science économique. La démonstration de l’incompétence des gens supposés compétents suscite simplement le mépris des gouvernés à l’égard des gouvernants qui les méprisent. La manifestation positive d’une compétence démocratique des supposés incompétents est tout autre chose.
Propos recueillis par Eric Aeschimann
Bio express
Né en 1940, JACQUES RANCIÈRE a été l’élève d’Althusser avant de rompre avec le marxisme traditionnel au début des années 1970.
Très influent à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, il plaide pour l’égalité des individus et n’a cessé de dénoncer l’idée qu’une élite détiendrait un savoir supérieur à celui du «peuple».
Ses ouvrages les plus marquants sont: «le Maître ignorant» (1987), «le Partage du sensible» (2000) «la Haine de la démocratie» (2005) et «le Spectateur émancipé» (2008).

"Gestionar los ilegalismos", entrevista com Michel Foucault

08 setembro, 2014


Entrevista com Roger-Pol Droit, gravada em janeiro de 1975. Retirado de: Entrevistas con Michel Foucault. Buenos Aires: Paidos, 2008, p. 47-57.

DE LAS TORTURAS A LAS CELDAS
Se torturaba con eficacia, siguiendo un preciso código de los tormentos. Se marcaba, amputaba y dislocaba los cuerpos. De la hoguera a la horca, de la picota al patíbulo, el sufrimiento físico se escenificaba con un fasto ejemplar, para que nadie lo ignorase… Ello terminó, de forma bastante brusca, en la segunda mitad del siglo XVIII.
El ruido monótono de las cerraduras y la sombra de las celdas tomaron el relevo del gran ceremonial de la carne y la sangre. Ya no se exhibirá el cuerpo del condenado: será ocultado; ya no se querrá herirlo, sino enderezarlo. Es el «alma» lo que se reeduca.
El cambio se produjo en menos de un siglo, en el conjunto de la cultura occidental. La Edad Media no desconoció los calabozos ni las prisiones, es cierto, pero permaneció ajena al rígido sistema de detención reglamentada y minuciosa, instaurada entre 1780 y 1830, tiempo en que Europa y el Nuevo Mundo se llenaron de penitenciarías… Fue Michel Foucault quien dio cuenta del sentido y el alcance de este «nacimiento de la prisión».
¿Basta decir, con los «reformadores» del siglo XVIII, qué la «humanización» y los «progresos del género humano» explican y justifican el cambio del sistema punitivo? Detrás de las coartadas de los ideólogos, Foucault puso al desnudo el complejo juego de los poderes.
El estrépito de las torturas y el silencio de la reclusión no se oponen como dos elementos aislados o dos fenómenos superficiales, sino que indican el paso de una justicia a otra, un cambio profundo en la organización del poder. Bajo la monarquía absoluta, el criminal desafía el poder del rey, y dicho poder lo aplasta recordando a todos su fuerza infinita. Para los teóricos de la Ilustración, el hombre que comete un crimen rompe el contrato que lo liga a sus semejantes; entonces, la sociedad lo aparta y lo enmienda, regulando con precisión cada acto, cada gesto y cada momento de la vida carcelaria.
La prisión es una reglamentación conveniente del espacio: la mirada del vigilante puede y debe verlo todo. Una reglamentación del tiempo, cuyo empleo está fijado hora a hora. Y una reglamentación de los gestos, las actitudes y los menores movimientos del cuerpo.
Esta disciplina no fue inventada por la prisión, pero Foucault muestra, con profusión de referencias y documentos, cómo, durante la época clásica, se refinaron, unificaron y sistematizaron las técnicas de adiestramiento del cuerpo. Ya existían, dispersas y aisladas, pero no formaban esa red de procedimientos perfeccionados que, desde la escuela al ejército, se dispuso a controlar el cuerpo y sus fuerzas.
La prisión no es, pues, única: simplemente ocupa su lugar en el conjunto de la sociedad disciplinaria, esta sociedad de vigilancia generalizada que todavía es la nuestra. «¿Puede extrañar —escribe Foucault— que la prisión se asemeje a las fábricas, a las escuelas, a los cuarteles, a los hospitales, todos los cuales se asemejan a las prisiones?»
Para captar su organización común, esbozó en este libro una «anatomía política», un «microanálisis» del dominio del poder sobre los cuerpos. ¿Cómo se organiza, en la prisión y fuera de ella, el juego de los poderes? Esto es lo que precisa, entre otras cosas, esta entrevista.
—La prisión, en su función y bajo su forma contemporánea, puede parecer una invención repentina y aislada, sobrevenida a finales del siglo XIX. Usted muestra, por el contrario, que su nacimiento debe situarse en un cambio más profundo. ¿Cuál?
M.F.: Al leer a los grandes historiadores de la época clásica, se constata que la monarquía administrativa, tan centralizada y burocratizada como se la imagina, era, sin embargo, un poder irregular y discontinuo, y dejaba a los individuos y a los grupos una cierta libertad para sortear la ley, acomodarse a las costumbres, escaparse de las obligaciones, etcétera. El Antiguo Régimen arrastraba consigo centenares o incluso millares de disposiciones jamás aplicadas, derechos que nadie ejercía y normas eludidas por multitud de personas. Por ejemplo, el fraude fiscal, la más tradicional, y también el contrabando, la más manifiesta, formaban parte de la vida económica del reino. En resumen, entre la legalidad y la ilegalidad se producía una transacción constante, que en aquella época era una de las condiciones del funcionamiento del poder.
En la segunda mitad del siglo XVIII, este sistema de tolerancia sufrió un cambio. Las nuevas exigencias económicas y el miedo político a los movimientos populares, que llegó a obsesionar en Francia tras la Revolución, requirieron otra división de la sociedad. Se tuvo que afinar y estrechar el ejercicio del poder y fue necesario crear una red lo más continua posible desde la decisión centralizada hasta el individuo. Apareció entonces la policía, la jerarquía administrativa, la pirámide burocrática del Estado napoleónico.
Ya mucho antes de 1789, juristas y «reformadores» habían soñado una sociedad uniformemente punitiva, en la que los castigos serían inevitables, necesarios e iguales, sin excepción ni escapatoria posibles. De golpe, esos grandes rituales del castigo que eran las torturas, destinadas a provocar efectos de terror y de ejemplo, pero de las que se salvaban muchos culpables, desaparecían ante la exigencia de una universalidad punitiva concretada en el sistema penitenciario.
—Pero, ¿por qué la prisión y no otro sistema? ¿Cuál es la función social del encierro, del enclaustramiento de los «culpables»?
M.F.: ¿De dónde viene la prisión? Yo respondería: «Un poco de todas partes». Sin duda ha habido «invención», pero invención de toda una técnica de vigilancia y de control, de identificación de los individuos y de clasificación de sus gestos, de su actividad y de su eficacia. Y esto, desde los siglos XVI y XVII, en el ejército, los colegios, las escuelas, los hospitales y los talleres. Una tecnología de poder fino y cotidiano, del poder sobre los cuerpos. La prisión es la última figura de esta edad de las disciplinas.
En cuanto a la función social del internamiento, hay que buscarla en torno a ese personaje que comienza a definirse en el siglo XIX, el delincuente. La constitución del medio delincuente es absolutamente correlativa a la existencia de la prisión. Se intentó constituir en el interior mismo de las masas populares un pequeño núcleo de personas que habrían de ser, si así puede decirse, los titulares privilegiados y exclusivos de los comportamientos ilegales. Gente rechazada, menospreciada y temida por todo el mundo.
En la época clásica, por el contrario, la violencia, el hurto y la pequeña estafa eran sumamente corrientes, y finalmente tolerados por todos. Según parece, el malhechor llegaba a fundirse muy bien con la sociedad. Y en caso de ser detenido, los procedimientos penales eran expeditivos: la muerte, las galeras de por vida, el destierro. El medio delincuente no tenía, pues, ese cierre sobre sí mismo que fue organizado esencialmente por la prisión, por esa especie de «maceración» en el interior del sistema carcelario, donde se forma una microsociedad, en la que las personas traban una solidaridad real que les permitirá encontrar, una vez fuera, apoyo en los demás.
La prisión es, pues, un instrumento de reclutamiento para el ejército de los delincuentes. Para esto sirve. Desde hace dos siglos se afirma: «La prisión fracasa, ya que fabrica delincuentes». Yo diría más bien: «Es un éxito, ya que esto es lo que se le pide».
—Se repite, sin embargo, que la prisión, al menos idealmente, «cuida» o «readapta» a los delincuentes. Es —o debería ser, se dice— más «terapéutica» que punitiva…
M.F.: La psicología y la psiquiatría criminales corren el riesgo de ser la gran coartada tras la cual se mantendrá, en el fondo, el mismo sistema. No pueden constituir una alternativa seria al régimen de la prisión, por la sencilla razón de que han nacido con él. La prisión que se instala inmediatamente después del código penal se hace pasar, desde el principio, por una empresa de corrección psicológica, un lugar médico-judicial. Se puede poner, pues, a todos los encarcelados en manos de los psicoterapeutas: esto no cambiará nada del sistema de poder y de vigilancia generalizada instaurado a comienzos del siglo XIX.
—Queda por saber qué «beneficio» obtiene la clase en el poder de la constitución de este ejército de delincuentes del que usted habla…
M.F.: Pues bien, esto le permite romper con la continuidad de los ilegalismos populares. Se dedica a aislar a un pequeño grupo de gente al que puede controlar, vigilar, conocer por completo, y que está expuesto a la hostilidad y la desconfianza de los círculos populares de los que ha salido: las víctimas de la pequeña delincuencia cotidiana siguen siendo los más pobres.
Y, a fin de cuentas, el resultado de esta operación produce un gigantesco beneficio económico y político. El primero, por las fabulosas sumas que reportan la prostitución, el tráfico de drogas, etcétera. El segundo procede del hecho de que cuantos más delincuentes haya, mejor acepta la población los controles policiales; sin contar el beneficio de una mano de obra asegurada para las tareas políticas más bajas: los encargados de pegar carteles, los agentes electorales, los saboteadores de huelgas… Desde el Segundo Imperio, los obreros sabían muy bien que los esquiroles que se les imponía, al igual que los hombres de los batallones antimotines de Luis Napoleón, salían de prisión…
—¿Todo lo que se trama y agita en torno a las «reformas» de la «humanización» de las prisiones seria, pues, un señuelo?
M.F.: Creo que la verdadera apuesta política no consiste en que los detenidos tengan una barra de chocolate el día de Navidad, o que puedan celebrar la Pascua. Se debe denunciar menos el carácter «humano» de la prisión que su real funcionamiento social, como elemento de constitución de un medio delincuente que las clases en el poder se esfuerzan en controlar. El verdadero problema es saber si el encierro de este medio sobre sí mismo podrá acabar, si seguirá, o no, separado de las masas populares. En otras palabras, el objeto de la lucha debe ser el funcionamiento del sistema penal y del aparato judicial en la sociedad, ya que son ellos los que gestionan los ilegalismos y los ponen en juego unos contra otros.
—¿Cómo definir la «gestión de los ilegalismos»? ¿Supone esta fórmula una concepción no habitual de la ley y de la sociedad, de sus relaciones?
M.F.: Sólo una ficción puede hacer creer que las leyes están hechas para ser respetadas, que la policía y los tribunales están destinados a hacerlas respetar. Sólo una ficción teórica puede hacer creer que nos adherimos de una vez por todas a las leyes de la sociedad a la que pertenecemos. Todo el mundo sabe también que las leyes están hechas por unos e impuestas a los otros.
Pero creo que se puede dar otro paso. La ilegalidad no es un accidente, una imperfección más o menos inevitable, sino un elemento absolutamente positivo del funcionamiento social, cuyo papel está previsto en la estrategia general de la sociedad. Todo dispositivo legislativo ha reservado espacios protegidos y provechosos en los que la ley pueda ser violada, otros donde puede ser ignorada, y finalmente otros donde las infracciones son sancionadas.
En el límite, yo diría que la ley no está hecha para impedir tal o cual tipo de comportamiento, sino para diferenciar las maneras de eludir la propia ley.
—¿Por ejemplo?
M.F.: Las leyes sobre la droga. Desde los acuerdos entre Estados Unidos y Turquía sobre las bases militares (vinculados por una parte a la autorización del cultivo de opio) hasta el distrito policial de Saint-André-des-Arts (Barrio Latino de París), el tráfico de drogas se despliega sobre una suerte de tablero, con casillas controladas y casillas libres, casillas prohibidas y casillas toleradas, casillas permitidas a unos y prohibidas a otros. Sólo los pequeños peones se colocan y mantienen en las casillas peligrosas. Las grandes ganancias tienen vía libre.
Vigilar y castigar, como sus obras anteriores, se basa en el examen atento de una cantidad considerable de archivos. ¿Existe un «método» Michel Foucault?
M.F.: Creo que en la actualidad los razonamientos de tipo freudiano gozan de tal prestigio que a menudo el objetivo que se plantean los análisis de textos históricos es la búsqueda de lo «no-dicho» del discurso, lo «rechazado» y lo «inconsciente» del sistema. Será mejor abandonar esta actitud y ser más modestos y más curiosos a la vez. Cuando se miran los documentos, sorprende el cinismo con que la burguesía del siglo XIX decía exactamente lo que hacía, lo que iba a hacer, y por qué. Para ella, poseedora del poder, el cinismo era una forma de orgullo. Y la burguesía, salvo a ojos de los ingenuos, no es en modo alguno tonta ni cobarde, sino inteligente y audaz. Y dijo perfectamente lo que quería.
Encontrar este discurso explícito, implica evidentemente abandonar el material universitario y escolar de los «grandes textos». No es en Hegel ni en Auguste Comte donde la burguesía habla de manera directa. Al lado de estos textos sacralizados, una estrategia absolutamente consciente, organizada y reflexionada se lee con claridad en una masa de documentos desconocidos que constituyen el discurso efectivo de una acción política. La lógica del inconsciente debe ser sustituida, pues, por una lógica de la estrategia, y la prioridad concedida en nuestros días al significante y a sus cadenas debe reemplazarse por las tácticas con sus correspondientes dispositivos.
—¿Para qué tipo de luchas pueden servir sus obras?
M.F.: Evidentemente, mi discurso es un discurso de intelectual, y como tal funciona en las redes del poder establecido. Pero un libro está escrito para servir a usos no definidos por quien lo ha escrito. Cuantos más usos nuevos, posibles e imprevistos, más feliz me sentiré.
Todos mis libros, tanto la Historia de la locura como cualquier otro, pretenden ser pequeñas cajas de herramientas. Si la gente quiere abrirlas y servirse de una frase, de una idea o de un análisis, como de un destornillador o una llave de tuercas, para cortocircuitar, descalificar, romper los sistemas de poder, incluidos, si se tercia, aquellos de los que mis libros han salido…, ¡pues bien, tanto mejor!

Para debater: uma (muito controversa) entrevista de Alain Rouquié

22 julho, 2010


Redemocratização com “jeitinho”

Alain Rouquié: "Os militares têm muito poder(...) porque no Brasil eles fizeram as coisas de maneira bastante consensual.(Conhecemos bem essa filosofia militarista consensual do "Concordaremos em você parar de discordar, quer queria, quer não", @_mdcc).


* Entrevista por Leneide Duarte-Plon, para a Revista Trópico.

Embaixador francês Alain Rouquié, que lança livro sobre a América Latina, diz que regime militar foi “moderado” no Brasil e que transição "suave" e conciliatória para a democracia dificulta a revisão da Lei de Anistia
Embaixador da França no Brasil entre 2000 e 2003, o cientista político Alain Rouquié, especialista na América Latina contemporânea, lançou em março em Paris o livro “A l’Ombre des Dictatures – La Démocratie en Amérique Latine” (“À Sombra das Ditaduras”, Ed. Albin Michel). Na obra, ele examina como as atuais democracias sul-americanas lidam com a herança política deixado pelos regimes militares dos anos 60 e 70.
“Do Brasil, não se pode dizer que ele seja prisioneiro do regime militar, mas sim que os militares conservaram uma espécie de poder de veto extremamente importante”, analisa Rouquié na entrevista abaixo, concedida à Trópico, em Paris.
Para o embaixador, a transição da ditadura militar à democracia no Brasil se passou de maneira “mais suave” do que em outros países latino-americanos e foi acompanhada de um esforço de conciliação dos políticos entre si e deles com os militares, o que dificulta a discussão do passado da repressão.
“Houve uma reconciliação da classe política, a antiga e a nova, os que estavam incluídos e os que estavam excluídos, e tudo se passou à brasileira, com o famoso ‘jeitinho’. É, portanto, difícil fazer processos e acerto de contas”, diz o embaixador.
Ele também afirma que o regime militar brasileiro foi “relativamente moderado”, se se compara o número de suas vítimas no Brasil e as dos regimes chileno e argentino.
Autor de importantes obras sobre os países lationamericanos, como “L’Etat Militaire en Amérique Latine” (1982) e “Le Brésil au XXIe siècle”, (2006), Rouquié lançou seu novo livro na Maison de l’Amérique Latine, da qual é presidente, num debate do qual participaram os pesquisadores Jean-Michel Blanquer, Marcel Gauchet e Carlos Quenan. Na platéia, entre cientistas políticos, jornalistas e diplomatas, estava o sociólogo Alain Touraine.
“O presidente Lula garantiu a continuidade da política econômica, ampliou a política social de seu predecessor, aprofundou-a e se comportou como um democrata, não tentou mudar a Constituição para ter um terceiro mandato. Ele deu uma projeção internacional ao Brasil como nunca se viu”, afirma Rouquié sobre o governo brasileiro atual.
Apesar disso, ele diz não ser evidente que Lula possa eleger sua sucessora. “Carisma não é transferível, e um presidente é eleito pelo seu programa e não pelo balanço positivo de seu predecessor”, declara.
A seguir a íntegra da entrevista exclusiva que Alain Rouqié concedeu à Trópico.


O que resta da ditadura?, por Vladimir Safatle

23 abril, 2010


Entrevista com Vladimir Safatle - Co-organizador do livro O que resta da ditadura - a exceção brasileira, saído pela Boitempo Editorial;  esta entrevista foi publicada originalmente pela Agência Brasil.

Agência Brasil: O Brasil tem alguma dificuldade com o seu passado?
Vladimir Safatle: Existe um esforço de vários setores da sociedade em apagar a ditadura, quase como se ela não tivesse existido. Há leituras que tentam reduzir o período à vigência do AI-5 [Ato Institucional nº 5], de 1968 a 1979. E o resto seria uma espécie de democracia imperfeita, que não se poderia tecnicamente chamar de ditadura.
Ou seja, existe mesmo no Brasil um esforço muito diferente de outros países da América Latina, que passaram por situações semelhantes, que era a confrontação com os crimes do passado. É a ideia de anular simplesmente o caráter criminoso de um certo passado da nossa história.
ABr: Há quem diga que o Brasil não teve de fato uma ditadura clássica depois de 1964, mas sim uma “ditabranda” se comparada à da Argentina e a do Uruguai, por exemplo.
Safatle: Essa leitura é do mais clássico cinismo. É inadmissível para qualquer pessoa que respeite um pouco a história nacional. Afirmar que uma ditadura se conta pela quantidade de mortes que consegue empilhar numa montanha é desconhecer de uma maneira fundamental o que significa uma ditadura para a vida nacional.
A princípio, a quantidade de mortes no Brasil é muito menor do que na Argentina. Mas é preciso notar como a ditadura brasileira se perpetuou.
O Brasil é o único país da América Latina onde os casos de tortura aumentaram após o regime militar. Tortura-se mais hoje do que durante aquele regime. Isso demostra uma perenidade dos hábitos herdados da ditadura militar, que é muito mais nociva do que a simples contagem de mortes.
ABr: Qual o reflexo disso?
Safatle: Significa um bloqueio fundamental do desenvolvimento social e político do país. Por outro lado, existe um dado relevante: a ditadura de certa maneira é uma exceção. Ela inaugurou um regime extremamente perverso que consiste em utilizar a aparência da legalidade para encobrir o mais claro arbítrio. Tudo era feito de forma a dar a aparência de legalidade.
Quando o regime queria de fato assassinar alguém, suspender a lei, embaralhava a distinção entre estar dentro e fora da lei. Fazia isso sem o menor problema. Todos viviam sob um arbítrio implacável que minava e corroía completamente a ideia de legalidade. É um dos defeitos mais perversos e nocivos que uma ditadura pode ter. Isso, de uma maneira muito peculiar, continua.
ABr: Então, a semente da violência atual do aparato policial foi plantada na ditadura?
Safatle: Não é difícil fazer essa associação, pois nunca houve uma depuração da estrutura policial brasileira. É muito fácil encontrar delegados que tiveram participação ativa na ditadura militar, ainda em atividade.
No estado de São Paulo, o ex-governador Geraldo Alckmin indicou um delegado que era alguém que fez parte do DOI-Codi [Destacamento de Operações de Informações - Centro de Operações de Defesa Interna].
Teve toda uma discussão, mas esse debate não serviu sequer para ele voltasse atrás na nomeação. Se você levar em conta esse tipo de perenidade dos próprios agentes que atuaram no processo repressivo, não é difícil entender por que as práticas não mudaram.
ABr: Estamos atrás de outros países, como Argentina e África do Sul, na investigação e julgamento de crimes cometidos pelo Estado?
Safatle: Estamos aquém de todos os países da América Latina. Nosso problema não é só não ter constituído uma comissão de verdade e justiça, mas é o de que ninguém do regime militar foi preso. Não há nenhum processo. O único processo aceito foi o da família Teles contra o coronel [Carlos Alberto Brilhante] Ustra, que foi uma declaração simplesmente de crime.
Ninguém está pedindo um julgamento e sim uma declaração de que houve um crime. Legalmente, sequer existiram casos de tortura, já que não há nenhum processo legal. E levando em conta o fato de que o Brasil tinha assinado na mesma época tratados internacionais, condenando a tortura, nossa situação é uma aberração não só em relação à Argentina e à África do Sul, mas em relação ao Chile, ao Paraguai e ao Uruguai.
ABr: Que expectativa o senhor tem quanto ao funcionamento da Comissão Nacional da Verdade, prevista no Programa Nacional de Direitos Humanos (PNDH 3), para apurar crimes da ditadura?
Safatle: Uma atitude como essa é a mais louvável que poderia ter acontecido e merece ser defendida custe o que custar. O trabalho feito pelo ministro Paulo Vannuchi [secretário dos Direitos Humanos, da Presidência da República] e pela Comissão de Direitos Humanos é da mais alta relevância nacional. Acho que é muito difícil falar o que vai acontecer.
A gente está entrando numa dimensão onde a memória nacional, a política atual e o destino do nosso futuro se entrelaçam. Existe uma frase no livro 1984, de George Orwell, que diz: “Quem controla o passado controla o futuro”. Mexer com esse tipo de coisa é algo que não diz respeito só à maneira que o dever de memória vai ser institucionalizado na vida nacional, mas à maneira com que o nosso futuro vai ser decidido.
ABr: Mas, antes mesmo da criação da Comissão da Verdade, os debates já estão muito acalorados.
Safatle: O melhor que poderia acontecer é que se acirrassem de fato as posições e cada um dissesse muito claramente de que lado está. O país está dividido desde o início. Veja a questão da Lei da Anistia. O programa do governo [PNDH 3] em momento algum sugeriu uma forma de revisão ou suspensão da lei.
O que ele sugeriu foi que se abrisse espaço para a discussão sobre a interpretação da letra da lei. Porque a anistia não vale para crimes de sequestro e atentados pessoais. A confusão que se criou demonstra muito claramente como a sociedade brasileira precisa de um debate dessa natureza, o mais rápido possível. Não dá para suportar que certos segmentos da sociedade chamem pessoas foram ligadas a esses tipos de atividades de “terroristas”.
É sempre bom lembrar que no interior da noção liberal de democracia, desde John Locke [filósofo inglês do século 17], se aceita que o cidadão tem um direito a se contrapor de forma violenta contra um Estado ilegal. Alguns estados nos Estados Unidos também preveem essa situação.
ABr: O termo “terrorista” é usado por historiadores que não têm qualquer ligação com os militares e até mesmo por pessoas que participaram da luta armada. Usar a palavra é errado?
Safatle: Completamente. É inaceitável esse uso que visa a criminalizar profundamente esse tipo de atividade que aconteceu na época. A ditadura foi um estado ilegal que se impôs através da institucionalização de uma situação ilegal. Foi resultado de um golpe que suspendeu eleições, criou eleições de fachada com múltiplos casuísmos. Podemos contar as vezes que o Congresso Nacional foi fechado porque o Executivo não admitia certas leis.
O fato de ter aparência de democracia porque tinham algumas eleições pontuais, marcadas por milhões de casuísmos, não significa nada. No Leste Europeu também existiam eleições que eram marcadas desta mesma maneira.Um Estado que entra numa posição ilegal não tem direito, em hipótese alguma, de criminalizar aqueles que lutam contra a ilegalidade. Por trás dessa discussão, existe a tentativa de desqualificar a distinção clara entre direito e Justiça.
Em certas situações, as exigências de Justiça não encontram lugar nas estruturas do Direito tal como ele aparecia na ditadura militar. Agora, existem certos setores que tentam aproximar o que aconteceu no Brasil do que houve na mesma época na Europa, com os grupos armados na Itália e na Alemanha. As situações são totalmente diferentes porque nenhum desses países era um Estado ilegal. E não há casos no Brasil de atentado contra a população civil. Todos os alvos foram ligados ao governo.
ABr: Os assaltos a banco não seriam atentados às pessoas comuns que estavam nas agências?
Safatle: Todos os que participaram a atentados a bancos não foram contemplados pela Lei da Anistia e continuaram presos depois de 1979. Pagaram pelo crime. Isso não pode ser utilizado para bloquear a discussão. Dentro de um processo de legalidade, de maneira alguma o Estado pode tentar esconder aquilo que foi feito por cidadãos contra eles, como se fossem todos crimes ordinários. Se um assalto a banco é um crime ordinário, eu diria que a luta armada, a luta contra o aparato do Estado ilegal, não é. Isso faz parte da nossa noção liberal de democracia.
ABr: Que democracia é a nossa que tem dificuldades de olhar o passado?
Safatle: É uma democracia imperfeita ou, se quisermos, uma semidemocracia. O Brasil não pode ser considerado um país de democracia plena. Existe uma certa teoria política que consiste em pensar de maneira binária, como se existissem só duas categorias: ditadura ou democracia. É uma análise incorreta. Seria necessário acrescentar pelo menos uma terceira categoria: as democracias imperfeitas.
ABr: O que isso significa?
Safatle: Consiste em dizer basicamente o seguinte: não há uma situação totalitária de estrutura, mas há bloqueios no processo de aperfeiçoamento democrático, bloqueios brutais e muito visíveis. Existe uma versão relativamente difundida de que a Nova República é um período de consolidação da democracia brasileira. Diria que não é verdade.
É um período muito evidente que demonstra como a democracia brasileira repete os seus impasses a todo momento. O primeiro presidente eleito recebeu um impeachment, o segundo subornou o Congresso para poder passar um emenda de reeleição e seu procurador-geral da República era conhecido por todos como “engavetador-geral”, que levou a uma série de casos de corrupção que nunca foram relativizados. O terceiro presidente eleito muito provavelmente continuou processos de negociação com o Legislativo mais ou menos nas mesmas bases.
Chamar isso de consolidação da estrutura democrática nacional é um absurdo. Os poderes mantêm uma relação problemática, uma interferência do poder econômico privado nas decisões de governo. Um sistema de financiamento de campanhas eleitorais que todos sabem que é totalmente ilegal e é utilizado por todos os partidos sem exceção.

* Hoje professor do Departamento de Filosofia da Universidade de São Paulo (USP), Vladimir Safatle, concluiu a graduação na área em 1994. É formado também em comunicação social pela Escola Superior de Propaganda e Marketing (ESPM), possui mestrado em Filosofia pela USP (1997) e doutorado em Lieux et transformations de la philosophie (Espaços e transformações da filosofia, numa tradução literal) pela Universidade de Paris VIII (2002).

Safatle, também professor visitante das Universidades de Paris VII e VIII, desenvolve pesquisas nas áreas de epistemologia da psicanálise, desdobramentos da tradição dialética hegeliana na filosofia do século 20 e filosofia da música, além de ser um dos coordenadores da International Society of Psychoanalysis and Philosophy. (Fonte da biografia e da imagem: aqui).